La nutrition au cœur de la croissance
Entre 9 et 13 ans, la croissance corporelle s’accélère : les besoins énergétiques et nutritionnels augmentent de 20 % à 30 % selon l’OMS.² Certains nutriments jouent un rôle clé :
- Protéines : nécessaires à la construction musculaire et au renouvellement cellulaire.
- Calcium et vitamine D : essentiels à la minéralisation osseuse et à la prévention de troubles comme l’ostéopénie précoce.³ Un déficit en vitamine D, fréquent dans les zones peu ensoleillées, a été associé à une croissance plus lente et à un risque accru de fractures.⁴
- Zinc et fer : participent à la croissance, au métabolisme et à la fonction immunitaire.⁵
- Acides gras oméga-3 : soutiennent la santé cardiovasculaire et le développement du cerveau.⁶
Selon les CDC (2023) et l’EFSA, près d’un enfant européen sur quatre présente des apports insuffisants en vitamine D, et la moitié n’atteint pas les apports recommandés en fibres et en oméga-3.⁷ Une alimentation variée, riche en produits frais, légumineuses, céréales complètes et poissons gras, reste la meilleure prévention.
La préadolescence : une période critique et sous-estimée
La préadolescence (environ 9 - 13 ans) est souvent négligée dans les politiques nutritionnelles, alors qu’elle conditionne la santé future. À ce stade :
- Le volume musculaire augmente rapidement, notamment chez les garçons
- Les besoins calciques et protéiques atteignent presque ceux des adultes
- Les carences peuvent compromettre la croissance finale et la densité osseuse
- Les habitudes alimentaires commencent à s’autonomiser, l’enfant choisit davantage ce qu’il mange.⁸
Un rapport de l’UNICEF (2022) souligne que les préadolescents qui consomment régulièrement des repas déséquilibrés (trop riches en sucres ou en produits ultra transformés) présentent davantage de fatigue, une moins bonne concentration et un IMC plus élevé à 15 ans.⁹ Cette période représente donc une fenêtre d’intervention privilégiée pour prévenir l’obésité, la dénutrition et les troubles métaboliques.¹⁰