La nutrition du début de la vie pose les fondations d’un avenir en bonne santé
Les premières années de la vie d’un enfant constituent une période exceptionnelle de croissance et de développement. Durant cette fenêtre critique, une nutrition adéquate façonne littéralement l’architecture du cerveau et pose les bases d’une santé optimale à long terme.
Les 1000 premiers jours de vie – de la conception jusqu’à l’âge de deux ans – sont fondamentaux pour la santé future de l’enfant. Durant cette période, une alimentation adaptée permet de construire le cerveau et d’établir un bien-être qui durera toute la vie.¹
Entre 1 et 4 ans, les transformations sont spectaculaires. L’enfant apprend à marcher, courir et grimper. Son vocabulaire passe de quelques mots à des phrases complètes. Son cerveau forme des millions de nouvelles connexions chaque jour. Derrière ces progrès se cache un facteur essentiel : la nutrition, qui fournit les éléments nécessaires à la formation d’os solides, de muscles sains et d’un développement cérébral optimal².
Lorsqu’un enfant reçoit les bons nutriments, son système immunitaire est renforcé, son esprit est plus vif et son énergie pour apprendre et jouer est accrue. Mais surtout, ces premières années déterminent la relation qu’il entretiendra avec l’alimentation – pour le meilleur ou pour le pire.³ Les habitudes alimentaires acquises pendant l’enfance ont tendance à persister à l’âge adulte, faisant de cette période un moment clé pour instaurer une alimentation saine et durable.

Crise de la santé : comment les aliments ultra-transformés nuisent à nos enfants
En tant que parents, nous voulons ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Pourtant, si l'on regarde dans les cuisines d’aujourd’hui, on constate une réalité préoccupante : les aliments transformés dominent l’alimentation des enfants.
Des formules infantiles sucrées aux céréales du petit-déjeuner, en passant par les snacks pour les boîtes à goûter et les plats préparés, les chiffres parlent d’eux-mêmes :
En France :
- 71 % des enfants dépassent l’apport en sucre recommandé⁴
- 46 % des calories quotidiennes proviennent d’aliments ultra-transformés⁵
- 18 % des enfants sont en surpoids ou obèses⁶
À l’échelle mondiale, les taux d’obésité ont doublé chez les adultes et quadruplé chez les adolescents depuis 1990 !⁷
Ces statistiques révèlent un système alimentaire défaillant. Les supermarchés regorgent d’options pratiques, mais celles-ci sont conçues pour le goût et la durée de conservation, plutôt que pour la nutrition, mettant ainsi la santé des enfants en péril.

Les dangers cachés des aliments ultra-transformés (UPFs)
Les aliments ultra-transformés (UPFs) sont si modifiés qu’il serait impossible de les reproduire dans une cuisine classique. Lorsque vous voyez sur une étiquette des ingrédients inconnus, il y a de fortes chances que le produit soit ultra-transformé.
Ces aliments sont conçus pour être pratiques, peu coûteux et irrésistibles, favorisant ainsi la surconsommation. Ils subissent de nombreuses transformations industrielles et contiennent des niveaux élevés de mauvaises graisses, de sucres raffinés et de sel, ainsi que des additifs (colorants, stabilisants, exhausteurs de goût, émulsifiants, agents anti-mousse, etc.)⁸
Exemples courants d’aliments ultra-transformés :
- Sodas et boissons gazeuses
- Snacks sucrés et salés (chips, biscuits, etc.)
- Céréales du petit-déjeuner
- Nouilles instantanées
- Plats préparés pour micro-ondes
- Barres énergétiques ou de granola
- Bonbons
- Fast-food
- Saucisses, hot-dogs et charcuterie industrielle
- Pain industriel
⚠ Dans l’alimentation des enfants :
- Les laits infantiles, biscuits, pains industriels et céréales du matin sont parmi les UPFs les plus consommés.⁹
- 8,5 aliments sur 10 ayant un NutriScore A ou B sur l’emballage sont en réalité ultra-transformés.¹⁰